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Le Burkina Faso sous les eaux : après l'urgence, le développement
La vague d’inondations qui a frappé le Burkina Faso et plusieurs pays de la zone sahélienne début septembre a profondément bouleversé la marche quotidienne des populations pauvres vers le mieux-être.
A Ouagadougou, le bilan est lourd, nous comptons 150 000 sinistrés, 8 morts, plus de 24 000 maisons détruites sans compter les nombreuses infrastructures sociales qui ont été sérieusement endommagées.
Les plus vulnérables sont ceux qui étaient déjà dans la précarité et vivaient, pour la plupart, de petits revenus issus du secteur informel. Cette catastrophe a perturbé leur sérénité et bouleversé leur vie.
Pour faire face à la situation, des interventions d’urgence ont été entreprises par l’Etat et les partenaires au développement pour apporter le minimum à ceux qui ont tout perdu.
Cependant, il est important que l’urgence humanitaire soit suivie par l’appui au développement. Les populations doivent être accompagnées dans un projet de reconstruction et d’avenir. En effet, quelle que soit la nature des interventions d’urgence, elles requièrent une écoute attentive des préoccupations spécifiques des populations concernées et leur implication étroite dans les stratégies développées afin d’éviter les risques de dépendance et d’assistanat chez des personnes autrefois autonomes, dynamiques et engagées à progresser.
Eau Vive a donc entrepris, avec le soutien de plusieurs partenaires français, la mise en œuvre d’actions post urgence dans les communes de Bogodogo et de Nongremassom (deux communes d’arrondissement de Ouagadougou). Ces actions touchent divers domaines tels que l’équipement pour la collecte et l’enlèvement des ordures ménagères, l’équipement d’écoles en mobilier scolaire, la fourniture de kits scolaires aux enfants ou encore l’aide aux sinistrés pour la réalisation de documents administratifs emportés par les eaux et sans lesquels ils n’ont plus d’existence officielle et ne peuvent plus avoir accès à un quelconque service public ou privé. Eau Vive prévoit enfin d’aider les deux communes d’arrondissement de la capitale burkinabé pour la formulation d’un programme plus ambitieux sur le long terme pour redonner l’espoir là où il a été emporté par les eaux.*
Juste NANSI, directeur Eau Vive Burkina Faso




